Aujourd’hui, il faut compter deux ans pour réserver sa traversée. Mais aucun candidat n’est certain de pouvoir se jeter à l’eau le jour convenu : les données météorologiques, notamment la force du vent, peuvent retarder les départs. Ce rêve peut pourtant aisément ressembler à un cauchemar : nager plus de 33 kilomètres, la distance à vol d’oiseau séparant Douvres et Calais, sachant que les courants peuvent faire doubler la distance. Soit, en moyenne, une quinzaine d’heures d’efforts, de 20 000 à 30 000 rotations des bras. Le tout dans une eau oscillant entre 12 et 15 degrés, avec pour seule tenue autorisée une paire de lunettes, un maillot et un bonnet de bain, accompagné d’un seul bateau auquel il n’est pas possible de s’accrocher sous peine de disqualification.