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Marie MERDRIGNAC, journaliste pour OUEST-FRANCE rencontre Cindy et Arnaud  à la veille d’un entrainement qui s’annonce “très long”. Cindy LE FALHER, 42 ans et Arnaud CHASSERY, 45 ans, ont donné rendez-vous ce samedi 7 mai, sur la plage de Kernevest, à Saint-Philibert, où tous les deux nagent quotidiennement, depuis plusieurs moi – voire année – en vue d’un défi sportif, et surtout humain.

En juillet 2022, l’un et l’autre tenteront de traverser la Manche. Arnaud Chassery, qui a déjà réussi cet exploit en 2008 et trois autres fois en relais, tentera l’aller-retour. Le tout en simple maillot, lunette et bonnet de bain. Et en s’arrêtant le moins possible.

Créer du lien autour de l’évènement

Leur rencontre,

C’est d’ailleurs lors de sa première tentative d’aller-retour, en 2019, que les deux nageurs de l’extrême se sont rencontrés (photo). Cindy Le Falher, originaire d’Elven, accompagnait à Douvres un ami qui tentait aussi la traversée.

Si pour Arnaud Chassery, c’était “un rêve de gosse”, ce n’est pas le cas de Cindy Le Falher. “Ni un rêve d’enfant, ni un défi personnel. Ce qui m’intéresse c’est tout le chemin initiatique autour de la préparation, le travail sur soi et les liens créés autour de l’évènement.”

Car les deux aventuriers n’embarquent pas seuls dans ce projet. Ils ont mutualisé leurs deux associations (Alopias fondée en 2008 et enVol, fondée en 2010) sous le nom d’enVIE de sens et oeuvrent avec des formations, des expéditions, etc… pour que l’accessibilité des personnes handicapées entre dans le droit commun. Ils vont à la rencontre de différents publics, dans les écoles, dans les structures médico-sociales, dans les EHPAD, dans les entreprises pour “partager, créer du lien, transmettre, et montrer qu’il n’y a pas de limites”.

Tous seront avec eux, en Manche, par le biais des réseaux sociaux, et les suivront en temps réel pendant la traversée. “Ce n’est pas un projet pour nous. Il y a des gens impliqués, ça a du sens pour eux et c’est ce qui nous pousse à continuer, à réaliser d’autres projets”, insiste le couple.

Entre 6 et 10 heures de nage le dimanche 08 mai

En attendant juillet, c’est à Saint-Philibert que leurs entraînements se déroulent depuis un an et demi. “Et plus sérieusement depuis 4-5 mois”, glisse Cindy Le Falher, qui a appris à nager avec Auray natation, d’abord pour des problèmes de dos, puis est devenue sprinteuse en 50m nage libre. “Une nageuse d’aquarium”, plaisant-t-elle. Qui se confronte aujourd’hui à la mer. “Ce n’est pas de la natation en bassin. Il n’y a pas la même portance, il faut gérer le froid, les frottements, les courants…” Pour se préparer physiquement, le couple a pris du poids contre le froid. Pour gérer le mental, de la sophrologie. La séance du week-end est de nager entre 6 et 10 heures sans s’arrêter, à partir de 7h du matin, à Kernevest. Pour “s’acclimater, trouver les réglages”.

Leurs traversées de la Manche sont prévues à partir du 12 juillet 2022 pour Arnaud et entre le 20 et le 26 juillet pour Cindy. “Cela représente 34km en ligne droite, mais on nage souvent près de 50km.”

Marie MERDRIGNAC – Ouest France 08/05/2022

MALGRE LE DOUTE ET LA PEUR, TROUVER LA VOLONTE DE SUIVRE SA VOIE

En 2017, Arnaud accompagnait sur le toit de l’Afrique, Yann Jondot, ancien Maire de la commune bretonne de Langoëlan (Morbihan- 56) nommé l’année suivante « ambassadeur à l’accessibilité » par Sophie Cluzel (secrétaire d’Etat en charge des personnes en situation de handicap).

Yann se retrouve depuis son accident en situation de handicap, du fait de sa paraplégie qui le limite dans certains actes de la vie quotidienne. Mais quand la cité n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite, elle ne l’est pas non plus pour vous !

Avez-vous déjà expérimenté les joies des déplacements en poussette quand les trottoirs ne disposent pas de bateaux (abaissement de trottoir localisé en général devant un bâtiment ou un terrain. Il se nomme également entrée charretière ou une entrée carrossable.) ou quand l’accès à la poste vous impose de devoir gravir des marches ?

Peut-être avez-vous fait une chute de vélo et vous êtes-vous retrouvé à devoir rendre visite à un ami qui habite au 3e étage sans ascenseur ?

Pour vous cette situation était temporaire, mais imaginez-vous si ça devenait votre quotidien. Quotidien auquel nous avons tous des chances d’être confrontées en vieillissant !

Au-delà de son investissement au niveau national concernant l’accessibilité universelle (l’accès de tous à tout) et plus particulièrement à faciliter l’accès aux ERP (Etablissement Recevant du Public) Yann s’est donné une mission :

« Je voudrai vraiment que les personnes handicapées se rendent compte qu’elles doivent être actrices de leur vie. Même si on est aidé, on participe. »

(A voir dans le documentaire « Un sommet pour une rampe )

Mais finalement ne sommes-nous pas tous concerné par le regard porté par Yann ?

SUBIR, ETRE ACTEUR DE SA VIE  ?

Stage en quete de sens France

Savez-vous que le principal regret des personnes en fin de vie est d’avoir mené la vie qu’on attendait d’elles et non celle qu’elles auraient vraiment voulu vivre ?

Et vous ?

Avez-vous le sentiment d’être réellement acteur de votre vie ou avez-vous le sentiment de la subir ?

Soyez rassuré, si vous avez le sentiment de ne pas être acteur de votre vie, de ne pas vraiment savoir vers où aller… c’est normal ! Peut-être n’avez-vous jamais pris le temps de vous poser la question ou pensez-vous que ce n’est pas le moment ou pas important.

Il nous faut parfois être aidé par des outils, par des rencontres, nous retrouver en situation, pour pouvoir cheminer vers notre quête de sens. Prendre ainsi le temps de lever les freins qui nous empêchent de vivre une vie en adéquation avec là d’où l’on vient et avec qui nous sommes.

Une des principales raisons est due aux freins. Les freins sont liés à notre histoire et parfois remontent à la période intra-utérine, avant notre naissance. Ils sont multiples, mais les deux principaux freins qui nous empêchent de cheminer vers notre raison d’être (quand on l’a identifié) sont l’impression de ne pas avoir le temps et les peurs (qu’elles soient conscientes ou inconscientes).

La peur peut prendre différentes couleurs et vous pouvez en ressentir plusieurs en même temps.

Les peurs qui reviennent le plus souvent sont : la peur de décevoir, la peur d’échouer ou même parfois de réussir, allant également vers la peur de la mort.

LE DOUTE

Dans le documentaire « Un sommet pour une rampe », nous avons l’illustration que nous pouvons tous douter, mais si nos actions ont réellement du sens pour nous, si elles vont dans la direction de notre raison d’être, nous avons en nous tout ce qu’il faut pour réussir.

Abandonner, continuer ?

Que choisir quand l’arrivée au dernier refuge avant la dernière partie de l’ascension s’est faite dans la douleur ?

Que faire quand les peurs qui nous envahissent nous mettent dans le doute : Avancer ou faire demi-tour ? Abandonner ou continuer ?

Comment choisir ?

Abel, le guide Tanzanien qui accompagnait le groupe qui devait le lendemain aider Yann à réaliser la dernière partie de l’ascension pour monter sur le toit de l’Afrique, au somment du Kilimandjaro à 5892m dit à un moment :

 

« Ce qu’on vous demande c’est juste la volonté.

On n’a pas d’autre option il faut se donner »

Le doute est légitime dans ce genre de situation, car un excès de confiance pourrait avoir des conséquences dramatiques. Mais si la raison qui nous fait avancer n’a pas de réel sens pour nous, il y a de grande chance qu’à la croisée des chemins entre abandonner ou continuer, qu’on choisisse d’abandonner.

Une des raisons peut-être aussi d’avoir des doutes sur nos propres capacités à réussir. Le manque de confiance en soi, peut-être l’ennemi de votre quête de sens !

En tant que meneur du groupe Abel le sait bien. Son discours est là pour motiver les équipiers de Yann, mais aussi pour laisser le droit de choisir.

On peut entendre derrière ses paroles :

Si vous n’avez pas la volonté ce n’est pas la peine de venir.

Cependant si vous êtes volontaire on va y arriver !

Mais on n’y arrivera pas seul

La raison d’être,

Trouver la volonté d’avancer quand on a déjà souffert psychiquement et psychologiquement la veille pour atteindre le refuge malgré des conditions météorologiques dantesques est loin d’être chose facile. Le froid, la douleur, sont autant de raisons légitimes pour abandonner. Mais ne regretterez-vous pas de ne pas être allé au bout ? Certes vous ne pourrez pas le savoir tant que ça ne sera pas arrivé !

Mais une chose est sûre, si ce projet et tout ce qu’il comporte en termes de valeurs est en adéquation avec les vôtres, vous regretterez d’avoir abandonné.

Si vous aviez envie de continuer, mais que vous avez dû arrêter pour des raisons extérieures à vous (blessures, mal des montagnes…) vous serez déçu, peut-être culpabiliserez-vous, mais vous n’aurez pas de regrets et peut-être reviendrez-vous plus tard.

Mais si vous abandonnez car le projet n’a pas de réel sens pour vous, alors vous faites vraisemblablement le bon choix.

Cette situation illustre bien ce que nous pouvons vivre dans nos vies de façon générale.

Pouvez-vous faire le parallèle entre ce qu’on put vivre à ce moment-là les équipiers de Yann et des situations de votre vie ?

LE CHOIX,

D’après vous comment Yann, Arnaud, Abel et les équipiers qui ont fait le choix de continuer ont-ils fait pour être au départ de la dernière étape de l’ascension du Kilimandjaro le lendemain ?

Sans expliquer les raisons concrètes que vous pouvez découvrir dans la conférence, nous pouvons déjà dire qu’il y au prime abord 3 raisons qui les ont amenés à continuer : le sentiment d’appartenance, la raison d’être, la transcendance. Nous aurons l’occasion de développer ces différentes notions, mais pour l’illustrer nous allons reprendre une nouvelle fois les paroles d’Abel. Paroles qu’il a eu au moment du départ :

 

« Il faut toujours se demander pourquoi on est ici !

Comme tu le vois, cela va être difficile mais on va le faire !

Qu’importe la difficulté, on va y arriver ! »

L’APPARTENANCE

Une étude menée sur des personnes nées entre 1980 et 2000 en occident, fait ressortir que pour les personnes interviewées le but le plus important de leur vie est pour 80% de devenir riche et pour 50% de devenir célèbre !

Le modèle occidental nous dit qu’il faut travailler, travailler beaucoup, pour réussir sa vie. Pourtant de nombreuses cultures nous prouve le contraire et une étude l’illustre.

La plus longue étude longitudinale menée par Harvard et actuellement dirigée par Robert Waldinger et qui perdure encore depuis 75 ans, démontre que l’argent ou la reconnaissance sociale n’est pas ce qui garde les gens heureux et en bonne santé. 724 hommes ont été suivi lors de cette étude, puis les dernières années leurs femmes ont rejoint l’étude. Sur les 724 hommes à l’origine de l’étude 60 sont encore en vie et ont plus de 90 ans (En 2020). Ces hommes ont été questionné tout au long de leur vie, sans jamais savoir comment leur vie allait tourner.

Nous ne traiterons pas ici des détails de l’étude, mais la conclusion est que :

LES BONNES RELATIONS NOUS RENDENT PLUS HEUREUX ET EN MEILLEURE SANTE.

 

Les connexions sociales de qualité nous maintiennent en meilleure santé (protège notamment les capacités de mémorisation du cerveau…) et nous permettent de vivre plus longtemps. A l’inverse la solitude tue, diminuant notamment des capacités du cerveau et de la santé en générale.

L’amour,

La vraie appartenance émane de l’amour.

Quand on avance avec amour en reconnaissant l’autre on le tire et on se tire vers le haut, vers le sommet du Kilimandjaro !

Le sentiment d’appartenance engendré par l’amour, le respect mutuel du collectif amène au dépassement de soi, à se transcender !

La confiance et le sentiment d’appartenir à un projet collectif qui a du sens, motivé par un leader comme Abel amène l’équipage à croire. A croire les paroles d’Abel :

« Qu’importe la difficulté on va y arriver ! »

POURQUOI ?

Parce qu’on sait pourquoi on est ici !

COMMENT ?

Ensemble.

OU ?

Ici et maintenant.

Alors, osez croire !

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